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Août 2003. La grande canicule… Il me reste quelques jours à passer à Strasbourg, avant de repartir à Paris la mort dans l’âme, pour de nouvelles aventures… Je parcours la ville, comme un fou, le nez en l’air, pour garder la trace de tout ce qui m’émerveille dans cette ville, et que les gens de passage n’ont pas forcément la chance de remarquer.

Rue des Pucelles.
Voici mon quartier, celui où j’ai passé les toutes premières années de ma vie, à l’ombre de la Cathédrale. Mes parents ont tenu un restaurant au coin de la rue des Juifs et de la rue des Pucelles de 1957 à 1968, et tous les jours, j'empruntais cette rue pour aller à l’école.
Avec mes camarades nous y jouions aux billes, et faisions la course en patins à roulettes jusqu’à la place Saint-Étienne.
Il y avait dans la maison dont on voit la petite tour, et qui est, je le sais maintenant, l’Hôtel dit de Furstenberg (XIVe-XVe siècle), l’atelier d’un vitrier à qui je tenais parfois compagnie. J’aimais l’odeur du mastic à l’huile de lin, le verre vitrail de toutes les couleurs et le frissonnement que provoquait en moi le crissement du diamant à la surface du verre…