Strasbourg_cath_drale_r_volution

Merci aux quelques amis qui se sont gentiment inquiétés d’une si longue absence…

A vrai dire, pendant toute cette période d’infidélité, je me suis pas mal occupé de mes blogs annexes, qui ne nécessitent pas d’appareil photo et de la rédaction de quelques articles qui me tenaient à cœur sur wikipédia, dont je publierais ici des versions moins « neutralisées » lorsque tout cela sera au point.

Ça a été l’occasion de découvrir la nouvelle et superbe « Médiathèque André Malraux ». Un équipement culturel qui manquait à Strasbourg, et que l’ancien tandem municipal Robert Grossmann - Fabienne Keller, fort mal récompensé l’an passé, à eu l’heur de mettre sur de bons rails.

Pour commencer donc, un peu d’histoire, tout à fait en relation avec ce qui va suivre.

En l’An III (1794), les révolutionnaires exigèrent qu’on démolisse la flèche de la Cathédrale, transformée en temple de la Raison, qui par sa hauteur exceptionnelle, 142 mètres tout de même ce qui en fît, de 1647 à 1874, la plus haute de toute la chrétienté, blessait profondément l’Égalité.

La flèche ne dût son salut qu’à un forgeron, le Citoyen Sultzer qui proposa de la coiffer d’un immense bonnet phrygien. Il insista sur l’intérêt qu’il y avait à se servir de cet immense pylône pour manifester jusqu’au delà du Rhin que, de ce côté-ci, on était dans le pays de la liberté. Il y hissa un énorme bonnet phrygien en tôle rouge qui y demeura jusqu’en 1802 et que les strasbourgeois appelèrent « Kàffeewärmer » la chaufferette à café.

Cette petite digression historique me paraissait intéressante pour vous conter la polémique qui agite le  « Tout Strasbourg bobo bling-bling » ces jours-ci.