monument_morts_stgStrasbourg, le monument aux morts, place de la République.
Œuvre du sculpteur Léon-Ernest Drivier, il a été inauguré en 1936.

«Strasbourg ne laissera jamais s’éteindre la flamme du souvenir et que nulle part peut-être, n’est restée aussi vivace dans les cœurs la mémoire de ceux qui sont tombés, car nous avons connu chez nous l’une des faces les plus douloureuses de la guerre. Celle qui oppose les uns aux autres, comme des ennemis, des frères séparés par l’annexion de 1871 et qui se retrouveraient pour se combattre. Le sculpteur Drivier a admirablement su exprimer - et nous l’en remercions chaleureusement -, le symbole que nous attachons à cette œuvre et que nous lui avons demandé de réaliser : toute cette tragédie est évoquée dans la douleur que reflète cette belle figure de femme non seulement symbole de la patrie, mais symbole aussi de l'humanité meurtrie… recueillant avec une émouvante sollicitude deux guerriers mourants, tombés sous les plis de deux drapeaux, mais, dont les mains se cherchent pour s’unir dans une suprême étreinte.
Chacun ressentira profondément la grande pensée qui se dégage de cette œuvre et puisse-t-elle être pour ceux qui nous suivront un objet de méditation ainsi qu’un enseignement. Je voudrais que l’écho des sentiments qui nous animent soit porté plus loin par les flots du Rhin, et que ce monument soit une pierre à l’édifice de la paix, qu’il soit un appel à l’union des peuples, à une fraternité fondée sur la justice et le respect des droits en même temps qu’un acte de foi dans les destinées de notre pays.»

Extrait du discours de Henry Lévy (1871-1937), maire-adjoint de Strasbourg, conseiller général et vice-président du Consistoire israélite du Bas-Rhin, qui fût à l’initiative de ce monument. Doc. Archives municipales.

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