Planche contact : André Chouraqui.

L’écrivain André Chouraqui.
Jérusalem, 1979.
A l’occasion d’un séjour prolongé à Jérusalem en 1979, j’ai rencontré André Chouraqui pour une séance de photos.
Il habitait au fond d’une petite vallée qui est surplombée par la vieille ville de Jérusalem, dans une jolie villa au style typiquement britannique, bien protégée de la chaleur par une végétation luxuriante.
Il m’accueillit avec beaucoup de bienveillance, m’offrit une tasse de thé et des petits gâteaux, puis se prêta très volontiers aux prises de vue.
Pendant la séance, il fut interrompu par un appel téléphonique. Alors que par discrétion, je m’apprêtais à quitter son bureau, il me fit signe de rester.
La grande œuvre d’André Chouraqui a été sa traduction, au plus prêt du texte original, de la Bible de Jérusalem. Sa publication fut un choc pour les croyants. La Bible Chouraqui est devenue une référence.
Voici la traduction donnée par André Chouraqui du Sermon sur la Montagne au chap. 5, v. 1-12, dans l’Évangile de Saint-Matthieu.
En marche !
- 1. Et, voyant les foules, il monte sur la montagne et s’assoit là.
- Ses adeptes s’approchent de lui.
- 2. Il ouvre la bouche, les enseigne et dit :
- 3. « En marche, les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux !
- 4. En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés !
- 5. En marche, les humbles ! Oui, ils hériteront la terre !
- 6. En marche, les affamés et les assoiffés de justice ! Oui, ils seront rassasiés !
- 7. En marche, les matriciels ! Oui, ils seront matriciés !
- 8. En marche, les cœurs purs ! Oui, ils verront Elohîms !
- 9. En marche, les faiseurs de paix ! Oui, ils seront criés fils d’Elohîms.
- 10. En marche, les persécutés à cause de la justice !
- Oui, le royaume des ciels est à eux !
- 11. En marche, quand ils vous outragent et vous persécutent,
- en mentant vous accusent de tout crime, à cause de moi.
- 12. Jubilez, exultez ! Votre salaire est grand aux ciels !
- Oui, ainsi ont-ils persécuté les inspirés, ceux d’avant vous.
Rencontre avec M. Rolf Werl, historien.
Monsieur Rolf Werl, historien de Wasselonne.
A l’occasion de la rédaction d’un articles sur l’Histoire de Wasselonne sur Wikipédia, (pour le lecteur non averti, je suis né dans cette belle cité), les différents contributeurs se sont beaucoup servi d’un livre, Wasselonne, histoire d’une ville d'Alsace des origines à nos jours, en fait unique source historique récente disponible, écrit par M. Rolf Werl.
Par chance, M. Werl se trouve être un ami d’enfance de mes oncles et tantes, avec qui il usait les bancs d’école dans les années vingt, et qui avaient formé une bande de gamins à Wasselonne. Je connaissais depuis longtemps son livre, acheté à l’occasion de recherches généalogiques en 1998. Ma tante Jeanne m’avais à l’époque conseillé d’aller le voir finalement, je l'ai rencontré la semaine dernière.
Ce vieux monsieur, quatre-vingt quinze ans dans quelques jours, m’a reçu avec beaucoup de bienveillance. Nous avons fait connaissance et il a évoqué quelques souvenirs et anecdotes concernant nos deux familles avant la seconde Guerre mondiale.
Sur cette photo de classe de 1926, il est âgé de dix ans. C’est le petit garçon sage et bien vêtu près de la maîtresse. Ma tante, Jeanne Beck, qu’il surnommait affectueusement comme tous ses amis s’Jeannele, est la petite fille tout aussi sage, vêtue de noir. Sa mémoire pour identifier des personnes sur des photos vieilles de plus de 80 ans est impressionnante.
Après plus de deux heures et demi d’entretien décontracté et joyeux, nous avons (sommes ?) convenu d’une nouvelle rencontre.
Mon retour en douceur avec les conseils de l’Ami Fritz !

Les fameuses Pantoufles de l’Ami Fritz.
Mon grand-père Emile Beck en a fabriqué des milliers de paires
aux usines Amos à Wasselonne, dans les années trente.
« Tu te lèveras le matin, entre sept et huit heures, et la vieille Katel t’apportera ton déjeuner, que tu choisiras toi-même, selon ton goût. Ensuite tu pourras aller, soit au Casino lire le journal, soit faire un tour aux champs, pour te mettre en appétit. À midi, tu reviendras dîner ; après le dîner, tu vérifieras tes comptes, tu recevras tes rentes, tu feras tes marchés. Le soir, après souper, tu iras à la brasserie du Grand-Cerf, faire quelques parties de youker ou de rams avec les premiers venus. Tu fumeras des pipes, tu videras des chopes, et tu seras l’homme le plus heureux du monde. Tâche d’avoir toujours la tête froide, le ventre libre et les pieds chauds : c’est le précepte de la sagesse. Et surtout, évite ces trois choses : de devenir trop gras, de prendre des actions industrielles et de te marier. Avec cela, Kobus, j’ose te prédire que tu deviendras vieux comme Mathusalem ; ceux qui te suivront diront : C’était un homme d’esprit, un homme de bon sens, un joyeux compère ! ''Que peux-tu désirer de plus, quand le roi Salomon déclare lui-même que l’accident qui frappe l’homme, et celui qui frappe la bête sont un seul et même accident ; que la mort de l’un est la même mort que celle de l’autre, et qu’ils ont tous deux le même souffle !… Puisqu’il en est ainsi, pensa Kobus, tâchons au moins de profiter de notre souffle, pendant qu’il nous est permis de souffler. »
Erckmann et Chatrian, L’Ami Fritz
Strasbourg, les nouvelles cloches de Saint Thomas
Baptisées « Témoins ensemble », « Foi », « Espérance » et « Amour » pour la plus grosse, « parce rien n'est plus grand que l’Amour », les quatre nouvelles cloches de l’église protestante Saint-Thomas sont arrivées hier à Strasbourg dans la plus grande discrétion.
Depuis plusieurs mois, le gros bourdon de Saint-Thomas ne résonnait plus au dessus de la ville, car il fallait économiser cette cloche historique de 4 tonnes fondue par Mathieu Edel en 1486, et refondue trois fois depuis. Son mécanisme d’entraînement commençait à présenter de graves dysfonctionnements.
La Fondation Saint-Thomas a donc décidé, à l'occasion de la fête du protestantisme français, qui aura lieu du 30 octobre au 1er novembre à Strasbourg, de faire couler quatre nouvelles cloches et à lancé un appel d’offre auprès de quatre fondeurs.
C’est la fonderie A. Bachert de Karslruhe qui a remporté le marché et le vendredi 29 mai 2009 à l’heure de la mort du Christ, selon la tradition chrétienne, a eu lieu la coulée des quatre nouvelles cloches.

La coulée des cloches à la fonderie A. Bachert de Karlsruhe le 29 mai 2009.
Photo © Fondation Saint Thomas.
Les cloches sont arrivées hier matin à bon port, dans la plus grande discrétion. C’est par pur hasard, en sortant de chez moi, que je suis tombé nez à nez sur le camion qui les transportait, ne sachant rien de leur destination…
J'ai pris une photo du camion à la va-vite, et j'ai continué mon chemin vers le centre-ville. Et voilà qu’en passant dix minutes plus tard place Saint-Thomas, la Providence fait que je retrouve mon camion devant l’église éponyme.
Les nouvelles cloches seront exposées dans l'église pendant tout le mois d’août.
Leur dédicace solennelle aura lieu le 6 septembre 2009 à 15 h, puis elles seront hissées dans le beffroi de Saint-Thomas spécialement réaménagé pour les accueillir.
Après les essais et les réglages d’usage, elle sonneront à toute volée le 30 octobre à 16 heures pour la première grande fête du protestantisme français qui doit réunir plus de 10 000 fidèles à Strasbourg.
Sachez enfin qu’elles ont été harmonisées avec la sonnerie de la Cathédrale Notre-Dame, pour éviter les guerres de religion, dixit Michel Groll le campanologue de Saint Thomas.
« Témoins ensemble » poids 728 kg, diamètre 981 mm, note la (3)
« Espérance » poids 1 094 kg diamètre 1 155 mm, note fa #
« Foi » poids 1 549 kg, diamètre 1 293 mm, note mi (3)
« Amour » poids 2 075 kg, diamètre 1 478 mm, note do #
En effet, suivant une tradition qui remonte au Moyen Age et afin d’éviter toute interférence, les cloches de Saint-Thomas sonnent cinq minutes avant celles de la Cathédrale. Elle seront donc dorénavant en harmonie avec la Cathédrale pour les sonneries de l’Angelus.
Fête nationale.

La «Nouba» du 1er Régiment de Tirailleurs d’Épinal en tenue de Tradition,
chéchia, boléro et sarouel, héritage de la tenue des Tirailleurs Algériens.
Voici la raison pour laquelle je continue contre vents et marées à tenir ce blog même quand le cœur n’y est pas !
J’ai reçu à la suite de la publication de cette image des tirailleurs d’Épinal dans ma galerie Flickr, le joli témoignage de Colette que je vous livre avec sa permission :
« Petite anecdote : cette fanfare est venue
jouer à la foire exposition de Bordeaux en
1995, nous y avions emmené les élèves ! Le
car de la fanfare tirant la petite charrette
avec leur mascotte… un bélier, je crois, est
venu se garer à quelques mètres de notre aire
de pique-nique ! Les enfants se sont bien sûr
précipités suivis par les parents
accompagnateurs !
Je ne sais quelle bonne âme, leur ayant demandé d’où ils venaient, leur
a dit que l'une des instit (moi) était
Alsacienne et fêtait son anniversaire. Toute
la fanfare composée de plus de 60 joueurs
s’est mise en formation et a gentiment joué «HAPPY BIRTHDAY ». Puis j’ai eu droit à quelques jolies valses
que j’ai dansées avec mes élèves garçons,
surtout avec un petit (1m70) Comorien qui
n’avait jamais vu ça !! C'était le plus
bel anniversaire qu'on m’ait jamais souhaité
!
Aujourd’hui lorsque je pense à cette
journée, j’en ai encore la chair de poule…
alors que le jour même je versais de chaudes
larmes de joie !!
Cette photo a fait remonter en moi des
souvenirs vieux de 14 ans !!
MERCI pour ce moment émouvant !
»
Merci à vous chère Colette, l’évocation de ce souvenir à rendu ma journée plus belle !
Polaroid attitude
Du numérique au Polaroid…
Pas de chance, mon appareil numérique est à nouveau en réparation. Décidément la série noire continue… Il a pris plein de poussière sur le capteur, et cela devenait vraiment insupportable…
Donc retour au SAV depuis 15 jours, et pas d’espoir de le récupérer avant la mi juillet au mieux…
Avec un appareil argentique, il suffisait d’un petit coup de soufflette et ça repartait comme en 40 !
Alors, dimanche, en parcourant un vide grenier, j’ai mis la main sur un Polaroid Supercolor 635CL tout beau tout neuf, jamais servi. Le vendeur en demandait trois euros, mais n’avait pas de monnaie. En fouillant dans mes poches, j’ai pu sortir quelques pièces dont le total atteignait péniblement 1,65 € …
Affaire conclue, et hop, en route pour de nouvelles aventures.
Quoique, je savais que Polaroid a cessé sa production de films depuis plusieurs mois déjà… et que j’aurais sans doute du mal à en trouver. Coup de chance, un spécialiste strasbourgeois dont je tairais le nom vient d’en recevoir quelques boîtes… Oups, 20 euros les 10 images… Dur dur… Mais bon, quand on aime… on va aimer avec beaucoup de modération !

Alors voila mon premier Pola… une maison à colombages comme il se doit,
et si le cœur vous en dit, je lance une opération pièces jaunes
pour acheter quelques films ! N’hésitez surtout pas… ;o)
Pentecôte en noir & blanc.
Pour mes amis du « Foyer de Charité de La Part Dieu » à Poissy.

Solitude d’un dimanche de Pentecôte, en marche vers la Cathédrale.


En attendant le feu de l’Esprit-Saint.


