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Le monument à la mémoire du Maréchal des logis chef Alfred Zimmer
et de ses compagnons de la Division Leclerc tombés en ce lieu
pour la Libération de Strasbourg le 23 novembre 1944.
Photo flickr / Daniel.

Emblématique du quartier populaire du Port du Rhin, ravagé samedi par les casseurs, tentant de profaner un lieu de culte et incendiant sans discernement office de tourisme, pharmacie et hôtel, épargnant l’école grâce à l’intervention de mères de famille, le monument Zimmer connu de tous les Strasbourgeois depuis leur plus tendre enfance, a lui aussi été profané.

Symbole de la Libération de Strasbourg, chacun connaît à Strasbourg l’histoire tragique de l’enfant de la Wantzenau, qui après s’être battu des mois durant pour libérer l’Alsace, fut le premier à arriver sur les rives du Rhin et à y perdre la vie.

La pharmacie quant à elle, est celle d’un ami de jeunesse, Isidore Rubinstein.

Située à quelques dizaines de mètres du pont de l’Europe, qui unit Strasbourg et Kehl, par-delà les flots du Rhin, la pharmacie d’Isidore Rubinstein était l’une des très rares officines françaises à disposer d’un laboratoire de préparations homéopathiques officinales. En face d’elle, un jardin médicinal, établi en collaboration avec une pharmacienne allemande, permet au public et aux enfants des écoles de se familiariser avec ces plantes.

En quelques minutes, Isi a perdu son officine, son laboratoire et toutes les archives de ses travaux de recherche, ses livres, sa documentation ! Comment même estimer la valeur de ce travail scientifique et intellectuel ? Qui paiera pour cet autodafé ?